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Le SGL, syndicat lycéen, se fixe une ligne claire dans sa manière de militer. Au delà de ses idées, il convient en effet de mettre celles-ci en œuvre et de se mobiliser pour les voir réalisées. La manière de militer prend donc toute son importance, en étant définie dans ce projet syndical qui fait office de référence pour les actions à mener.

Il convient avant tout de définir les différentes composantes du syndicat. En effet, le SGL fonctionne de manière décentralisée, tout en gardant une cohérence entre les différentes échelles.

La base du SGL se situe au niveau local. Au sein d’un lycée, d’une ville, d’un département, les militants coordonnent leurs actions de manière autonome et démocratique. Cette structure est hétérogène, et tous les lycéens peuvent bien sûr y participer. Il y a alors les sympathisants, et les adhérents à jour de cotisation. Ces derniers peuvent, légalement, participer aux votes internes du syndicat. Le militant est le représentant local et national de l’organisation, en cela il peut participer à toutes les actions proposées en pouvant intervenir dans les décisions: c’est le principe d’égalité.

Les militants du département s’organisent au sein d’une fédération, elle-même coordonnée par un représentant départemental. Celui-ci, élu par les militants, peut s’entourer d’une équipe fédérale. Enfin, les fédérations vont aussi s’organiser entre elles, par l’intermédiaire de l’instance nationale. Chaque année, l’ensemble des militants élit un président. Celui-ci, entouré d’une équipe nationale, coordonne les actions du syndicat dans sa globalité.

Ces niveaux sont liés, mais ne sont pas pour autant dépendants. Le national propose des actions en cohérence avec les choix des militants, que ceux-ci sont libres de reprendre ou non. Les fédérations, elles, peuvent s’organiser comme elles le souhaitent et effectuer des actions qui correspondent aux thématiques lancées au niveau national, ou créer à leur tour des dynamiques.

Le projet syndical s’articule autour de trois piliers.

 

Premier pilier, la légitimité

La priorité du Syndicat Général des Lycéens, organisation démocratique, est l’expression de ses militants et plus largement de tous les lycéens, pour enrichir sa structure et ses idées, pour faire progresser le lycée et la société. Quiconque le désirant peut apporter sa pierre à l’édifice et se rendre utile, à l’échelle locale ou nationale, en prenant part aux débats, aux actions, en prenant la parole et en manifestant ses pensées. L’expression et la diversité d’opinion est affichée, à travers des contributions publiques, véritable endroit où les lycéens peuvent en toute liberté et simplicité sur le site internet. Donner librement une opinion et formuler des propositions pour faire avancer la cause lycéenne, en entamant des interactions avec d’autres lycéens et militants renforcent donc les débats qui aboutissent ensuite sur des prises de position.

Le SGL insiste sur la notion de consensus. 3600 militants indépendants, aux idées parfois différentes et variées, se rejoignent sur ce principe. Pour preuve, c’est à eux de décider des futures actions à mener, des prochaines campagnes à entreprendre et chaque année, d’élire leurs représentants qui coordonneront avec eux toutes les échéances à venir, mais avec une attention particulière au consensus. Plutôt que de prendre des décisions, parfois à courte majorité, tous les avis sont pris en compte, le débat permanent ne s’arrêtant pas au vote mais à un accord commun qui va dans le sens des lycéens.

Les décisions sont donc prises avec l’avis de tous. Les communiqués, positionnements, projets et idées correspondent légitimement à l’avis des militants qui se chargent de relayer l’avis de la jeunesse. Le SGL est donc une organisation qui s’efforce de donner un point de vue réfléchi, représentatif, démocratique.

Enfin, aucune organisation ne peut prétendre représenter les 2,4 millions de lycéens que nous sommes. Ainsi, le SGL se donne pour but d’offrir un cadre, de proposer des actions, tout en gardant à l’esprit que le choix est avant tout collectif et ne saurait être accaparé. Nous accordons une place importante aux lycéens indépendants, sympathisants, qui peuvent aussi débattre, agir, proposer au même titre que les militants ayant cotisé. Les mobilisations se font avec tous les lycéens et ne sont pas uniquement l’affaire du SGL.

Mise en œuvre :
– Les décisions, les responsabilités sont prises par l’ensemble des forces militantes, avec un souci de consensus et de représentativité.

  • Les militants ont la possibilité de publier leurs propositions sur le site par l’intermédiaire des contributions.

  • La question des lycéens indépendants est prise en compte, le SGL offrant des possibilités de débat à tous ceux qui souhaitent y participer.

  • Toutes les actions du SGL sont débattues collectivement, que ce soit au niveau local ou national. Pour effectuer une action au nom de l’organisation, il faudra avoir recueilli l’aval de l’ensemble concerné. Notons que les fédérations peuvent effectuer des actions sans pour autant nécessiter l’aval préalable de l’équipe nationale.

 

Deuxième pilier, la constructivité :

Le Syndicat Général des Lycéens réfléchit mûrement à chaque action qu’il entreprend, que ce soit pour la défense des ses valeurs ou le combat de ce qu’il réfute. Avec la considération de la situation nationale et son pragmatisme, la deuxième puissance syndicale lycéenne de France apporte des alternatives raisonnées et responsables à des problèmes d’intérêt commun pour les lycéens, ne suivant jamais une idée parce que lancée par un mouvement en particulier, mais parce qu’elle est fondamentale dans la scolarité d’un lycéen français.

Il existe un système qui est censé donner une voix à tout les lycéens de France : la démocratie lycéenne, qui permet d’élire des représentant lycéens à chaque plan, à l’échelle d’un lycée jusqu’au niveau national. Bien que nous soyons fiers de ce système, nous remettons également en cause les limites de ce système, qui n’a qu’un strict rôle consultatif et donc peu utile. Le SGL agit notamment pour l’évolution de la responsabilité des élus au sein des instances démocratiques lycéennes représentatives.

En tant que syndicat, il est normal, d’être amenés à nous mobiliser pour pour agir, mais c’est sur ce point que la modération et la constructivité s’imposent. Le SGL propose, après une analyse commune de chaque situation un programme de mobilisation qui lui est bien propre. Prenons un exemple : pour se faire entendre, il n’est pas nécessaire de barricader son établissement et de hurler dans un mégaphone, en bloquant ainsi les cours d’une journée entière. L’impression peut être celle d’un séchage de cours collectif, plutôt que celle d’une revendication pesée, argumentée et réfléchie. Les lycéens sont capables d’aller plus loin. Si les modes d’action plus radicaux sont certes envisageables en dernier recours dans un mouvement, n’oublions pas que la négociation, ou les manifestations symboliques fonctionnent aussi : un sitting, une marche après le cours peuvent s’avérer tout aussi efficaces. Pour donner de la force à ses revendications, le SGL mise donc, de manière démocratique, sur une mobilisation d’arguments à travers des moyens d’action appropriés.

Mise en œuvre :

  • Attention particulière au message qui est porté, et à la manière dont il est exprimé : les militants se prononcent pour des actions cohérentes à travers des moyens d’action pertinents.

  • Le but d’une action est aussi d’informer : il s’agit de présenter clairement les arguments qui ont poussé à la mobilisation en recherchant la transparence.

  • Les actions correspondent à un syndicat lycéen. Ainsi, les sujets concernés sont l’éducation, la jeunesse, plus largement les thèmes de société tout en gardant à l’esprit qu’un débat sur la justification des actions est d’autant plus nécessaire si celles-ci s’éloignent du milieu éducatif.

 

Troisième pilier, l’indépendance :

Enfin, le SGL est un syndicat indépendant. Cette notion occupe une place fondatrice et vitale pour notre organisation. En effet, un syndicat qui a pour vocation de défendre les lycéens, ne peut entretenir des liens de dépendance avec des organisations tierces. Cela ne veut pas dire que nous ne nous autorisons aucun contact avec d’autres associations, au contraire, la collaboration sur des intérêts communs peut enrichir nos campagnes. Cependant, les intérêts autres que ceux de la jeunesse n’ont pas leur place dans notre mode de fonctionnement : c’est ainsi qu’il nous apparaît essentiel d’exclure les liens de dépendance qui pourraient exister entre plusieurs organisations, susceptibles d’affecter notre liberté de conviction.

Le SGL ne reçoit aucune aide financière d’autres organisations. Ainsi, nous pouvons arriver à une forme d’autonomie de fonctionnement. En effet, au delà des subventions publiques pour nos campagnes, les seules sources de revenus sont les cotisations financières des militants. Le SGL peut donc fonctionner sans aide extérieure, et adapte ainsi son militantisme : il n’est pas essentiel de militer avec des sommes énormes d’argent, si les idées sont reconnues et diffusées de manière pertinente et intelligente, elles seront tout aussi entendues et appliquées. Notre organisation adopte ainsi une gestion économe de ses ressources, privilégiant l’inventivité et ne se rendant pas dépendante d’autres organismes partisans pour mener ses campagnes en toute liberté.

Au delà même de l’aspect matériel, financier, le SGL garde aussi une indépendance morale. En effet, la proximité peut aussi être liée à des rapprochements personnels. Voilà pourquoi nous nous gardons de toute double-responsabilité qui pourrait notamment créer des conflits d’intérêts : les statuts de notre association sont sans équivoque, aucun membre de l’équipe nationale ne peut cumuler cette même responsabilité avec une autre fonction à but politique. Cette règle intangible vient donc s’ajouter à l’indépendance matérielle, puisque celle-ci permet une fois de plus de pouvoir respecter pleinement les principes démocratiques et constructifs alors énoncés.

Enfin, n’oublions pas qu’au delà des principes écrits, des règles, l’indépendance est une valeur qui guide les actions du SGL. Tous nos militants sont vigilants à l’orientation de notre organisation et toutes décisions qui sont prises vont dans ce sens.

Mise en œuvre :

  • La gestion logistique du SGL s’appuie uniquement sur des fonds qui ne sont pas liés à des organismes partisans.

  • Les responsables s’engagent à ne pas cumuler les fonctions tant d’un point de vue interne à l’organisation syndicale, que d’un point de vue politique. Cela de manière à préserver l’indépendance, la démocratie et l’autonomie syndicale. La force du SGL s’exprime par la pérennité de sa représentation.

  • Le Syndicat Général des Lycéens est une organisation démocratique et indépendante, les lycéens de tous horizon, politisés ou non, peuvent donc participer et se syndiquer. Nous cherchons à rassembler les lycéens dans l’intérêt commun, c’est ainsi que nous envisageons l’expression collective et les revendications unitaires. respect et distance quant aux valeurs politiques personnelles.