mixitéscolaire

Les récents débats autour de la carte scolaire et de son éventuelle modification poussent le Syndicat Général des Lycéens à réagir et à apporter de nouvelles solutions pour garantir la mixité sociale au sein de nos lycées.

Entre « libre choix » et carte scolaire des solutions apportées inefficaces…

Si l’application de l’assouplissement de la carte scolaire n’a pas contribué à favoriser la mixité sociale dans les établissements, elle s’est révélée, au contraire, creuser les inégalités entre les établissements de la région parisienne. Supprimer la carte scolaire transformerait l’école en un vaste marché scolaire, avantageant les plus offrant. Pour autant, un renforcement de celle-ci négligerait les inégalités socio-spatiales et la ségrégation socio-géographique qui existent dans les grandes villes et certains quartiers, ne constituant alors pas une réponse suffisante. C’est sans compter les nombreux contournements de la carte scolaire qui profitent, encore une fois, à ceux qui connaissent et maîtrisent pleinement les rouages du parcours scolaire. Pour pallier à ce problème, les options rares devraient être proposées non plus seulement dans les établissements dit « favorisés ».

… qui poussent le SGL à formuler de nouvelles propositions justes et équitables

Par ailleurs, le débat idéologique qui oppose « libre-choix » à « carte scolaire » doit être dépassé pour essayer d’offrir une troisième voie vectrice d’intégration sociale et de diversité. Suite à ses échanges internes au cours de la refondation de son projet éducatif, en vue notamment des élections au Conseil Supérieur de l’Education, le SGL s’est basé sur les travaux de sociologues et économistes pour trouver l’alternative la plus juste et efficace.

Nous proposons aujourd’hui une réforme ambitieuse de l’affectation scolaire, basé sur un système hybride couplé à un tirage au sort. En effet, d’après des expérimentations qui ont pu être entreprises laissant aux familles le choix libre de 5 établissements, dans un espace géographique délimité mais plus important que celui de la carte scolaire, les établissements les plus demandés opéraient un tirage au sort, jusqu’à ce que l’élève obtienne l’affectation d’un de ses vœux  formulés. A partir des simulations réalisées, les conclusions révèlent que les élèves d’origine sociale favorisée appartiennent à des écoles où ils représentent en moyenne 52% de la population.

Ainsi, en portant cette proposition au CSE et par ce communiqué de presse, le SGL rappelle que la mixité sociale est un gage d’égalité des chances et de conformité à l’esprit de l’école républicaine. Limitant la ségrégation sociale, elle est aussi un vecteur de mobilité et de brassage social, conditions obligatoires pour une société équitable basée sur le vivre-ensemble.

Pour en savoir plus sur cette proposition, avec les études :

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