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Maayane Pralus (75)

  • Lettre de candidature :

Chers camarades du Syndicat Général des Lycéens,

Je m’appelle Maayane Pralus et je suis élève en Terminale scientifique au Lycée Racine, à Paris. Elève en classe musicale horaires aménagés, je serai, l’année prochaine, disponible tous les après-midis (ayant réussi mes examens de musique l’an passé). Je pourrai donc être pleinement dévouée au Syndicat Général des Lycéens. Après le baccalauréat, je souhaiterais par ailleurs entreprendre des études de médecine à l’étranger.

J’ai décidé de m’investir au maximum durant mes deux dernières années de lycée. C’est après le Forum de la Démocratie Lycéenne de janvier que j’ai pris la décision de rejoindre le SGL. Je dois reconnaître, avec le sourire, que mon intégration au sein de notre organisation s’est révélée rapide. Les liens extraordinaires tissés et noués avec les militants, devenus pour la plupart des amis, m’ont poussé à défendre le SGL à plusieurs reprises, notamment auprès de mon CAVL à Paris en tant qu’élue CNVL. Je souhaite être franche et sincère : les deux mois suivants mon entrée au syndicat ont été difficiles, et certains d’entre vous savent à quel point certains collègues élus ont cherché à me déstabiliser et remettre en cause mon adhésion au SGL. Mais j’ai tenu. Oui, je n’ai pas baissé la tête quand on m’expliquait que je perdais mon indépendance en rejoignant le SGL, parce que je savais qu’au contraire c’était cette valeur qui était au cœur de notre organisation. Oui, je n’ai pas choisi entre les instances et le syndicalisme, et ce malgré les pressions. Oui je me suis battue jusqu’au bout, convaincue que mon investissement ne serait pas vain et que mes efforts paieraient. Et vous voulez savoir ? Je ne le regrette pour rien au monde. Mais je n’ai pas été seule face à ceux qui critiquaient l’utilité même du syndicalisme lycéen au sein de la démocratie lycéenne : j’ai trouvé un véritable soutien au sein du SGL, et j’en serai toujours reconnaissante. Cette solidarité qui m’a permis d’affirmer mon engagement, elle a existé, elle existe, et elle doit continuer d’exister. Il faut plus que jamais mettre en avant une équipe : l’année devant nous est une année de transition (sans élections CAVL, CNVL ou CSE), il faut alors terminer la construction de notre maison, déjà belle et reposant sur des piliers solides.

En effet, ces fondations se sont récemment renforcées. Cette année  a été pour notre organisation une succession de victoires dans un premier temps au CNVL puis au CSE. Une véritable dynamique a été instaurée et je souhaite poursuivre dans cette direction. Notre syndicat, exclusivement lycéen, est désormais reconnu comme la première organisation lycéenne de France. Il est de plus en plus sollicité par les institutions publiques et des partis politiques. Rappelons-le, le SGL s’est créé sur des principes de démocratie et d’indépendance. Je souhaite donc pleinement pérenniser ces valeurs. En tant que première organisation lycéenne de France, le SGL a reçu, et recevra encore des subventions du ministère. Par soucis de transparence je rendrai publiques toutes les dépenses et recettes du SGL. Les fonds en provenance de partis politiques ne seront évidemment jamais acceptés, toujours dans une volonté de garder la ligne apartisane qui fait toute la spécificité de notre organisation. Enfin, il est important de créer des liens solides entre lycéens, partenaires éducatifs et syndicalistes. Je souhaite donc organiser de nouveau un Congrès National ainsi qu’un FDL en milieu d’année. Coordination et entraide seront mes maitres mots.

Cette année, le  SGL a été très présent sur les réseaux sociaux en publiant de nombreux visuels par exemple. Que cela soit pour faire connaitre aux lycéens leurs droits grâce à la page dédiée sur Facebook ou pour promouvoir ses actions, la communication du SGL a été l’une de ses nombreuses forces. Mais cela n’est pas encore suffisant. Nous nous devons de renforcer nos actions de terrain et ce dans toute la France. Pour ce faire, le SGL devra être présent dans les lycées lors de la semaine de l’engagement. Ses actions ne se limitant aux droits lycéens, notre organisation devrait par exemple avoir un stand lors des forums d’orientation nationaux et locaux et prendre activement part aux différentes mobilisations.

Dans une société où la parité se développe, ce serait pour moi un honneur d’être la deuxième présidente du SGL. Je souhaite donc travailler sur cette question de parité, mais aussi sur la mise en place de formations physiques et de kits militants, la synergie entre les lycéens, l’aide aux élèves en difficulté, les passerelles entre les filières, l’écologie et la culture notamment. Autant de points que je développerai dans un programme concret et dynamique qui sera prochainement publié. De nombreux débats nous attendent : j’aimerais de plus que chacun puisse s’exprimer et être écouté. C’est pourquoi la démocratie participative sera toujours un point essentiel à mes yeux.

Ne restons pas passifs, exprimons-nous !

  • Document annexe :