Les origines

Le 9 octobre 1945 , le gouvernement crée le « chef de classe ». Le chef de classe était «chargé de la bonne tenue morale de la classe (lutte contre le mensonge, le copiage, la tricherie, la grossièreté des propos) et de la bonne tenue matérielle (propreté aération, décoration, rangement des cartes, bon état du matériel). Même si le rôle du chef de classe n’était pas apprécié des élèves, le statut est une révolution dans l’histoire des relations entre élèves et professeurs, car désormais, les élèves ont un représentant. Ce n’est que dans les années 1960 , que le chef de classe devient le délégué de classe dont la fonction est purement représentative. Une démocratie est enfin mise en place pour les collégiens et lycéens qui peuvent siéger au Conseil d’Administration et ainsi influer sur les décisions de l’établissement. En 1964 , le Conseil Supérieur de l’Éducation voit entrer 3 lycéens grâce à une loi sur la composition de celui-ci. Les années 1990 sont très importantes pour la démocratie lycéenne. En effet, des syndicats lycéens comme l’UNL et la FIDL apparaissent.

 

Le début de la « vie lycéenne »

En 1993, un mouvement lycéen d’ampleur voit le jour en France. Il permet aux lycéens de prouver l’importance de leur place dans la vie politique française. Suite aux négociations entre les lycéens et la classe politique, le Conseil National de la Vie Lycéenne (CNVL) est créé. En 1995, les lycéens sont de nouveau dans la rue à cause d’un « Contrat Jeune » qui prévoyait entre autre un salaire minimum jeune bien en dessous du salaire minimum légal (SMIC). François Bayrou, ministre de l’Éducation Nationale, et le Ministre du Travail convoquent les syndicats lycéens et les élus du CNVL à la table des négociations. A la fin des négociations, le Conseil Académique de la Vie Lycéenne (CAVL) apparaît et devient une nouvelle instance lycéenne. En 1998 , les lycéens ne seront pas écoutés et devront manifester une nouvelle fois pour protester. Le ministre de l’Éducation Nationale, Claude Allègre, appelle les syndicats lycéens et le CNVL à négocier. Le Conseil des délégués à la Vie Lycéenne (CVL) fait son apparition dans les lycées. Ce système sera généralisé dans tous les lycées par décret en mai 2000 par le ministre de l’Éducation Nationale Jack Lang pour la rentrée. La démocratie lycéenne, depuis sa généralisation en 2000, évolue encore :

  • en 2001 , le CNVL propose qu’un élu du CVL soit membre de droit au Conseil d’Administration (CA).

  • en 2002, le vice-président du CVL est créé.

  • en 2004, le Conseil Territorial apparaît à l’initiative de Luc Ferry. Un lycéen issu du CNVL y siège.

 

Perspectives

La Démocratie Lycéenne n’est pas un système parfait, car elle comporte de nombreuses failles comme un fonctionnement par décret renouvelé par des décrets successifs tous les deux ans. Elle devrait être inscrite dans le Code de l’Éducation.

La Démocratie Lycéenne n’existe qu’à titre consultatif et n’a donc aucun pouvoir décisionnel.

Ainsi, certains proviseurs peuvent bloquer des projets. Le CAVL et le CNVL ne sont pas épargnés car les réunions sont trop éloignées rendant l’instauration des projets lycéens long.

Cependant, un problème majeur existe : les lycéens ne sont pas suffisamment informés sur la Démocratie Lycéenne. Cela entraîne un taux de participation faible durant les élections .

De plus, cela rend inutile les instances lycéennes aux yeux des lycéens.

En conséquence, le Syndicat Général des Lycéens propose :

  • que les instances lycéennes deviennent décisionnelles,

  • que des cours sur la Démocratie Lycéenne soient réalisés en ECJS,

  • que le CAVL soit composé d’un représentant par lycée afin d’augmenter la crédibilité de la Démocratie Lycéenne.