Contexte : la droite au pouvoir

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La droite, sous Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, tente de faire passer de nombreuses mesures anti-jeunes et le mouvement social lui répond. Ainsi, de grands mouvements jeunes marquent la période comme la mobilisation contre le Contrat Première Embauche en 2006 ou la réforme des retraites en 2010.

Place des syndicats lycéens à l'époque

Les syndicats étudiants et lycéens sont des acteurs importants dans les mobilisations, avec des manifestations de masse et de longs blocus dans les lycées, font la une dans les médias et rassemblent beaucoup de militants. En revanche le fonctionnement des syndicats lycéens est très critiquable.

Les organisations sont en effet proches de mouvances de partis de gauche qui les voient comme des courroies de transmission de la contestation du gouvernement alors en place. Ce sont des étudiants et des adultes qui interviennent dans les décisions, qui gèrent les financements… Les lycéens font office de figures à des fins politique et leur part d’initiative et de décision reste très modérée.

Janvier 2009 : congrès de l'UNL et fondation de l'UNL-D

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En 2009, le congrès de l’UNL se déroule dans des conditions scandaleuses : alors que l’ensemble des fédérations se prononce pour une orientation alternative, l’équipe nationale fausse le vote. Des militants de syndicats étudiants prennent part au vote et s’en prennent aux lycéens qui s’y opposent.

Des militants de l’UNL, qui rejettent ces méthodes, créent l’UNL-D, pour « Démocratie ».

2009 : Habib Bekhti, premier président

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Habib Bekhti, élu CSE, est élu président du SGL. Il fait partie des fondateurs de l’organisation.

Avril 2010 : Sacha Camporini, deuxième président

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Sacha Camporini, de la fédération de Haute-Savoir, est élu avec 76,2% des voix.

Avril 2011 : Marie Hertzog, troisième présidente du SGL

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Élue à 85% des voix, Marie Hertzog vient de la fédération du Bas-Rhin.

Elections CSE 2011 : le SGL crée la surprise

Premier tournant pour le SGL, les élections CSE de 2011 placent le SGL juste derrière l’UNL.

Mai 2012 : Arrivée de la gauche au pouvoir

Francois Hollande, Socialist Party candidate for the 2012 French presidential election waves at the end of a political rally in Le Bourget near Paris

 

Le 6 Mai 2012, François Hollande devient Président de la République. C’est la première fois que le SGL connaît la gauche au pouvoir. Le syndicat nourrit alors beaucoup d’espoirs sur la prise en compte de ses revendications.

Juin 2012 : Théo Iberrakene, quatrième président du SGL

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Théo Iberrakene, de la fédération du Nord, est élu le 10 Juin 2012 à la tête du SGL avec 88% des voix.

Avril 2013 : le SGL conserve sa place de deuxième organisation lycéenne

Les élections CSE 2013 confirment la place du SGL en tant que deuxième organisation lycéenne, derrière l’UNL.

Octobre 2013 : mobilisations contre les expulsions

leonardaUn important mouvement lycéen naît en réaction à l’expulsion de Leonarda, une collégienne sans papiers en plein cadre scolaire. Le SGL y prend part activement en adoptant une position constructive, notamment en proposant des mobilisations qui ne se basent pas sur des blocus.

Décembre 2014 : Loukian Jacquet, cinquième président du SGL

Loukian Jacquet - Cinquième président du SGL

Ancien Secrétaire Général, CNVL de l’Académie de Nantes, Loukian Jacquet (Mayenne) est élu président du SGL

Heurts avec la droite traditionnelle et l'extrême droite

En 2014, plusieurs événements vont affecter le SGL.

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Arthur Moinet (photo), responsable fédéral du SGL en Loire-Atlantique, organise avec les autres élus du CAVL de Nantes la deuxième édition de la journée « ce que soulève la jupe », véritable temps pédagogique et d’interpellation autour du sexisme. La manif pour tous, l’UNI, le Figaro se saisissent de l’affaire et un scandale médiatique explose, finit même aux questions au gouvernement de l’Assemblée nationale. Le jour même, les autres militants du SGL dans l’académie de Nantes doivent faire face à des contre-manifestations mais peuvent compter sur l’adhésion et le soutien des élèves : la journée est un succès.

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En Mai 2014, le FN devient le premier parti de France. Le SGL participe aux rassemblements contre la montée de l’extrême droite. En marge de ces derniers, des militants sont violemment pris à partie par des militants du groupuscule « Jeune Ligue » qui leur volent leurs drapeaux, puis les affichent comme une « prise de guerre ». L’équipe nationale du SGL propose alors une réaction unitaire inter-syndicats lycéens, ce que, à l’époque, la FIDL et l’UNL refusent.

Septembre 2014 : premier Rassemblement National du SGL

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Le premier RN du SGL se déroule les 6 et 7 Septembre à Choisy Le Roi, avec plus de 60 représentants des fédérations de toute la France.

Il s’agit, après 5 ans d’existence, du premier événement national avec presque tous les territoires de représentés.

Septembre 2014 : Eliott Nouaille - sixième président du SGL

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Eliott Nouaille (92) est élu président du SGL le 14 Septembre 2014.

Novembre/Décembre 2015 : L'alternative lycéenne dans les instances

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Les élections aux échelles académique et nationale de la vie lycéenne étant reconduites tous les deux ans, le SGL fait une percée dans les instances. Présente dans toutes les académies, le SGL remporte 1/3 des sièges au Conseil National de la Vie Lycéenne, ce qui est une première dans l’histoire du syndicalisme lycéen.

7 Janvier 2015 : attentats de Charlie Hebdo

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Le SGL mobilise les lycéens après les événements et prend part aux concertations sur la république et l’éducation.

Mars 2015 : Lancement de la Charte des droits lycéens

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Suite à sa campagne sur les droits lycéens et à sa victoire au Conseil National de la Vie Lycéenne, le SGL lance une opération de mobilisation autour de sa Charte des droits lycéens, désormais affichée dans des centaines d’établissement.

Septembre 2015: Maayane Pralus - septième présidente du SGL

Le 27 septembre 2015 Maayane Pralus est élue présidente du SGL.

Hiver 2015 - Été 2016: Le SGL dans la lutte contre la loi travail.

Le SGL étant fortement opposé à une loi que nous considérons comme un dynamitage du code du travail. Un code qui régit notre vie futurs en entreprise après nos études. Nous sommes descendus dans la rue avec des centaines de milliers de manifestants pour lutter contre cette loi qui met à sac nos droits futurs. 

Septembre 2016: Alexia Rebeyrolle - huitième présidente du SGL

Le 25 septembre 2016, Alexia Rebeyrolle est élue présidente du SGL.