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Déclaration universelle des droits de l’homme :

Article 26

 

  1. Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
  2. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
  3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.

 

Wissem, Khatchik, Leonarda … Ces prénoms évoquent des élèves, de collège ou de lycée, renvoyés dans leur pays d’origine en pleine scolarité. Le gouvernement s’applique aujourd’hui à faire respecter des quotas d’expulsion pour des idéaux que nous ne partageons pas et par des méthodes douteuses. Le SGL, qui défend une éducation dans les meilleures conditions pour tous, condamne les expulsions qui menacent la scolarité des lycéens, quelle que soit leur origine ou leur nationalité.

Le fait d’étudier est une chance. L’éducation constitue le fondement de la vie adulte et de l’autonomie : bénéficier d’une formation est un droit plus que nécessaire pour vivre dans une société en plein développement, où les chômeurs se font malheureusement de plus en plus nombreux, et précaires. Par conséquent la France, république indivisible, terre des droits de l’homme, fournit une éducation gratuite et laïque pour tous. Pourtant, notre pays agit aujourd’hui à l’encontre des idéaux qui le constituent.

Aller à l’école, étudier, s’impliquer, constitue une volonté dans l’intégration. Les familles qui ne disposent pourtant pas de titre de séjour scolarisent leurs enfants car celles-ci croient en notre société, croient en notre éducation. Ces familles, en situation « irrégulière » contredisent alors les préjugés qu’elles portent, à savoir des familles introverties, en marge de la société. Le pas vers la cohésion est fait : confier ses enfants à notre éducation laïque et égalitaire, c’est partager et contribuer à notre vision du monde.

Pourtant, les conditions d’études pour ces enfants, non « régularisés » par une procédure administrative, sont plus que difficiles. Encore récemment, l’une d’entre eux a été expulsée en pleine sortie scolaire. En plus de bouleverser des familles et des camarades par la reconduite brutale et rarement sans conséquences d’élèves à la frontière, les responsables des expulsions privent leurs victimes enfants d’un avenir. On peut alors se demander : qui est en tort ? Qui refuse la culture de l’autre ? Nous, lycéens, ne pouvons pas cautionner, d’une part, les préjugés faussés sur les familles sans papiers, mais aussi leurs conséquences, à savoir des expulsions qui n’ont pas lieu d’être, et tout particulièrement en pleine scolarité. La direction qu’ont pris les gouvernements successifs sur le sujet, sans aucune distinction politique est la mauvaise, et n’est pas tolérable sur un sujet aussi humain.

Un bon nombre d’organisations se mobilisent régulièrement pour lutter contre ces expulsions : Amnesty International, RESF, FIDL… Le SGL se joint au mouvement et appelle ses fédérations à se mobiliser dès lors qu’une situation d’expulsion de lycéen intervient.

Quelques ressources sur le site d’Éducation sans frontières.