« Pour le BAC, une alternative est possible ! »

Le Syndicat Général des Lycéens, suite aux polémiques concernant le diplôme du baccalauréat, souhaite affirmer à nouveau son opposition à une mise en place d’un diplôme uniquement basé sur le contrôle continu.

Instauré pour l’obtention du Brevet des collèges, le contrôle continu pèse 200 points sur 320. Nous pouvons remarquer que ce système crée des inégalités considérables, étant donné la moindre importance accordée à l’examen national final, qui met tout les élèves devant les mêmes sujets, de façon anonyme. Un élève sur-noté et un autre sous-noté dans leurs collèges respectifs, qui auront tout les deux les mêmes notes lors de l’examen final, du fait d’avoir des niveaux sensiblement égaux, pourront ne pas avoir la même mention.

Quant au système actuel mis en place pour le baccalauréat, lui aussi présente de grandes failles qui ont été mises largement en évidence tout au long des épreuves du BAC. Celui-ci ne donne pas à l’élève le droit à l’erreur même s’il met tout les candidats sur un pied d’égalité.

Pour corriger ce problème, certaines organisations proposent donc que le baccalauréat ne s’obtienne que via le contrôle continu. Cette proposition, qui, si elle est appliquée, donnera de toute évidence le droit à l’erreur à tout les candidats, rétablira aussi certaines inégalités que nous avons relevées, au sujet du Brevet des collèges, au premier paragraphe de ce communiqué. Pire : au vu de l’importance accordée par l’ensemble du système éducatif post-bac au prestige du lycée de chaque élève (ce qui est beaucoup moins le cas, quant au brevet), un élève d’un petit lycée provincial pourrait avoir moins de chance d’intégrer une grande école qu’un autre élève, d’un lycée de renom. Nous pensons que la proposition d’un diplôme uniquement basé sur le contrôle continu a été formulée dans la précipitation, au cours d’un grand élan de remise en cause du système de notation du baccalauréat et ne prend pas assez en compte d’autres éléments de grande importance.

Suite à la longue étude, sous tous les angles, de chaque proposition, ou de chaque système déjà mis en place, le Syndicat Général des Lycéens propose que l’on mette en place un baccalauréat divisé en deux parties, l’une se déroulant à la fin du premier semestre, l’autre se déroulant à la fin du second semestre. Toujours national, cet examen conserverait son aspect républicain et mettrait toujours les élèves sur un même pied d’égalité. Donnant en plus aux candidats le droit à l’erreur, l’effort de travail, souvent précipité à la fin de l’année, sera mieux réparti tout au long de l’année scolaire.

Ainsi, nous espérons faire avancer les débats autour du baccalauréat, et montrer notre attachement à cette épreuve nationale et républicaine, tout en y admettant certaines failles, et en proposant des alternatives.

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