Le Syndicat Général des Lycéens s’indigne face à l’application du Budget 2011. S’il est adopté par le Parlement, ce budget sera la cause d’effets catastrophiques pour l’Education, pourtant prioritaire.
Au total, l’addition s’élève à près de 50.000 postes en moins dans l’Éducation nationale depuis 2007. S’ajoutant aux 16 000 suppressions de postes de l’année dernière, 16 000 suppressions de postes dans l’Education nationale sont prévues pour le Budget 2011. Pour cause : la politique de « non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ». Malgré l’augmentation du Budget d’1,6%, le ministère de Luc Chatel est le plus touché par les coupes franches. La priorité à l’éducation et au service public est abandonnée: celle-ci est donnée aux économies. L’Etat est donc géré comme une entreprise.
Le SGL refuse les fermetures de classe, les réductions de postes et d’options, l’augmentation des effectifs dans les classes, et rappelle que l’enquête PISA de l’OCDE ne place la France que 22e. Aujourd’hui, de grandes inégalités persistent dans notre système éducatif: il est temps que notre pays aide réellement les élèves en difficulté. « De bons résultats de l’enseignement ont une influence déterminante sur l’avenir de la croissance économique » a d’ailleurs déclaré le Secrétaire Général de l’OCDE. C’est l’avenir de tout un pays qui est en jeu !

19 décembre 2010
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