Dans plusieurs lycées de France, des élèves organisant et parfois participant aux mouvements lycéens contre les retraites ont été sévèrement punis par les proviseurs de leur lycée. 
Et notamment les militants d’un lycée de Seine et Marne qui ont eu une drôle de punition :
- « Faire un historique d’une cinquantaine de lignes sur le système des retraites par répartition français depuis 1946. »
- « Décrire les systèmes actuels des pays européens suivants : Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne, Suède. Même question pour la Chine et Etats-Unis. »
- « Représenter, sous forme graphique, l’évolution, de 1946 à 2010, des espérances de vie. »
- « Présenter précisément en une trentaine de lignes la réforme prévue en 2010. »
- enfin, une dissertation : « Le départ à la retraite des salariés facilite-t-il nécessairement l’accès à l’emploi des jeunes ? »
Le Syndicat Général des Lycéens est simplement scandalisé par le fait que des élèves soient punis pour avoir manifesté. Pourtant, les lycéens ont le droit de manifestation puisque dans les textes, aucun article indique que ce droit nous est interdit : l’article V de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen précise que « tout ce qui ’est pas défendu par la loi ne peut être empêché ».
Deuxièmement, la punition qui leur a été attribuée n’est pas légitime, puisque il est flagrant que par ces questions on essaye d’influencer l’opinion des étudiants par exemple « comment décrire les systèmes de retraites actuels des pays européens suivants : Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne, Suède. Même question pour la Chine et les Etats-Unis. » ou encore « Représenter, sous forme graphique, l’évolution, de 1946 à 2010, des espérances de vie. »
Rajoutons que « l’enquête » a mal été menée, un simple élève qui n’avait pas organisé le blocus, a aussi reçu une lettre d’exclusion simplement parce qu’il s’est assis sur une poubelle.
Les proviseurs déclarent que les effets des punitions seront minimisés (elles ne seront pas visibles dans leur dossier scolaire). Quand bien même, tous ces élèves ont été punis pour avoir exercé un droit …
Ainsi le SGL, scandalisé par les actions persécutrices de ces proviseurs, demande le retrait de toutes ces sanctions et l’application du le droit de manifestation des élèves.

20 novembre 2010
Propulsé par
Même si ‘légalement’ les lycéens n’ont pas le droit de faire grève pendant les heures de cours ces genres de punitions sont, pour moi, motivées par les opinions politiques des proviseurs.
Par exemple, « Représenter, sous forme graphique, l’évolution, de 1946 à 2010, des espérances de vie. »
indique clairement que la personne qui a fixé cette exercice veut faire comprendre aux manifestants que le gouvernement est ‘obligé’ de faire quelque chose.
Ça c’est de la manipulation et non M. Sarkozy ce n’est pas par la gauche, mais ici de la manipulation forcée par des supporters de la droite!
En tant que CAVL pour l’Académie de Rennes, je rejoins le SGL en demandant le retrait de toutes ces sanctions et une loi qui autorise les lycéens et les collégiens à manifester légalement.
Puis je rappeler en passant un problème donner aux élèves de 3ème sous le régime nazi :
Un aliéné coûte quotidiennement 4 marks, un invalide 5,5 marks, un criminel 3 marks. Dans beaucoup de cas, un fonctionnaire ne touche que 4 marks, un employé 3,65 marks, un apprenti 2 marks. Faites un graphique avec ces chiffres. D’après des estimations prudentes, il y a en Allemagne environ 300.000 aliénés et épileptiques dans les asiles. Calculez combien coûtent annuellement ces 300.000 aliénés et épileptiques. Combien de prêts aux jeunes ménages à 1000 marks pourrait-on faire si cet argent pouvait être économisé ?
Et ça me fait rire que l’on parle de la Chine dans l’exercice il n’y a même pas un grain de démocratie !
Atteinte au droit de manifester et d’opinion, ainsi que d’expression.
Et en plus on veut influencer des élèves sur leurs choix politiques au seins même d’un lycée.
C’est grave.