« Cagnotte contre l’absentéisme : échec et arrêt »

« Cagnotte contre l’absentéisme : échec et arrêt »

Alors que la loi Ciotti (sur la suspension des allocations familiales en cas d’absentéisme) a été votée mardi à l’Assemblée Nationale, Marc-Philippe Daubresse ( ministre de la Jeunesse) a apporté un sérieux démenti le 30 juin (dans « Aujourd’hui en France ») à la croyance que  l’absentéisme scolaire peut se résoudre par l’argent en déclarant vouloir arrêter la « cagnotte contre l’absentéisme », mise en place dans 3 lycées de l’académie de Créteil.

En effet, constatant l’échec complet de cette mesure, le Gouvernement a décidé d’arrêter les frais, constatant que l’absentéisme scolaire a d’autres motivations que l’argent. Car, l’absentéisme scolaire est née de maux profonds qu’on ne peut régler à coups d’idées démagogiques et de formules toutes faites !

Non, l’éducation est trop complexe, comprend trop d’acteurs et est trop importante pour que ses problèmes (absentéisme, violences scolaires, …) n’aient qu’une seule solution, unique et simple. Non, ces solutions ne peuvent être une tout-sécurisation des établissements, une réduction des  moyens alloués, des sanctions financières ou bien l’installation de caméras.

Car, l’Éducation, formatrice des futures générations, a avant tout besoin de présence humaine renforcée (et dotée de moyens de façon optimale) pour encadrer, faire progresser les élèves ainsi que favoriser au mieux l’épanouissement de ces derniers, leur développer leur esprit critique et leur transmettre le plus de connaissances possibles. Car rien ne remplacera l’humain pour, dans le cas de l’absentéisme, faire comprendre aux élèves l’intérêt de l’École, vecteur de mobilité sociale et d’épanouissement personnel.

C’est pourquoi que le Syndicat Général des Lycéens (SGL), jeune organisation regroupant des lycéens venus de tous les horizons (dont 1 élu au CSE et la majorité des membres du CNVL en juin), salue l’arrêt de cette expérimentation de « cagnotte contre l’absentéisme » mais s’inquiète du fait que le gouvernement n’ait pas tiré les leçons de cet échec comme le montre l’adoption de la loi Ciotti, encouragé par ce dernier. Et comme le montre aussi la diminution des moyens alloués à l’Éducation Nationale (continuant la casse de l’Éducation dictée depuis 2007 par une logique uniquement comptable); pendant que l’Allemagne, elle, ne diminuera pas le budget de l’éducation dans le cadre de son plan de rigueur (pourtant plus « dur » que le notre).

Laisser un commentaire

You must be Logged in to post comment.